Faire l'états des lieux, à quoi cela t'invite-t-il aujourd'hui dans le cadre du Parcours d'Artistes?
Faire l'état des lieux, j'aime cette expression. Cela me parle d'espaces : lorsqu'on emménage ou lorsqu'on quitte un « chez soi » (et d'ailleurs quand peut-on dire qu'on est vraiment chez soi ?), l'espace public aussi, puis l'espace intime, celui où l'on fait ses mises au point ! « Lilas blanc » parle de tout cela pour moi. Et aussi de territoires, de limites, d'identité. Dis-moi les territoires que tu habites, je te dirai qui tu es...
Dans le cadre d'Etats des lieux, j'ai eu envie de mettre en chantier ma nouvelle. Chercher la forme de dire qui lui convienne, et cela dans un lieu habité.
Tu as choisi de conter dans la Chambre, peux-tu nous dire pourquoi avoir choisi cet espace là?
Je crois que ce texte a besoin d'un espace intime et d'une lumière entre chien et loup... là, quand le jour et la nuit frisent l'un avec l'autre. Et puis aussi, ta chambre est une des plus organique que je connaisse ! Elle vibre, évolue, en fonction de tes états, des saisons et de ceux qui l'occupent.